samedi 4 juillet 2015

Balade nature!

Pour relancer l'activité du blog, j'ai décidé d'écrire sur une balade toute simple, 
pas très connue il me semble, mais accessible à tous et somme toute très sympa! 

Où est-ce que je vous emmène?
En forêt amazonienne ou sur les terres sombres de Game of Thrones?

Partons à Widensolen, dans le Kastenwald!
Je me suis arrêtée par hasard à la Grotte de Lourdes de Widensolen, alors que je me baladais par monts et par vaux en une chaude soirée de printemps. Il y avait là un certain nombre de personnes qui se baladaient ou discutaient dans le petit parc autour de la grotte, et j'ai voulu en savoir plus.


La grotte en question est une réplique de la grotte de Lourdes de la fin des années 50 où elle a été construite sous l'égide de l'abbé Ehrhard. Elle s'élève à l'emplacement de la source de Saint-Germain-de-Grandval d'après le moine inhumé en ce lieu au VIIIème siècle. La source, dite miraculeuse, fut un lieu de pèlerinage pendant plusieurs siècles. Une chapelle rassemblait les pèlerins et était entretenue par des ermites franciscains jusqu'au milieu du XVIIIe siècle lorsque deux d'entre eux furent assassinés... 
La grotte rencontre aujourd'hui toujours autant de succès comme le manifestent les nombreux ex-votos. Elle est entretenue par des bénévoles de la paroisse. Un panneau sur le bord de la route (malheureusement un peu caché par la végétation) vous en apprendra plus sur l'histoire du lieu ainsi que du village.
En continuant à explorer le coin, je suis tombée sur un panneau présentant un parcours de découvertes...


Le sentier botanique de Widensolen est ouvert à tous: deux itinéraires 'gigognes' ont été conçus. Le plus court des deux est accessible aux personnes à mobilité réduite, et tous les panneaux pédagogiques proposent des missions à remplir spécifiques pour les plus jeunes!
Le sentier vise à découvrir seize essences d'arbre, mais il permet également d'observer de nombreux animaux: oiseaux, libellules, araignées en leurs cathédrales de toile (à distance des chemins, ouf!), papillons, etc. En bonus, une tourelle, vestige de la Ligne Maginot, ainsi qu'un tumulus datant de l'âge de fer sont également à découvrir sur le parcours court!


Différents points d'activités nous font découvrir la forêt: reconnaître les empreintes des animaux, des odeurs, c'est très bien fait! En outre, des bancs permettent de faire une pause, voire de pique-niquer dans un cadre très agréable. Mon coup de cœur est la balade au bord du canal Vauban (boucle longue): il y a parfois un côté forêt amazonienne assez sauvage. Par ailleurs, la présence de l'eau rend la balade très délassante et la faune y est riche.

Pour profiter de la balade et des activités, il faut compter 1h30 de marche tranquille.




Accès:
Empruntez la D415 entre Colmar et Neuf-Brisach et suivez le panneau Widensolen.

Juste avant d'arriver au village, vous trouverez un parking pour vous garer à la Grotte de Widensolen. Le départ et l'arrivée de la balade sont juste en face. Un panneau décrit précisément les deux parcours, leur longueur ainsi que les différents points d'activité.



mardi 13 janvier 2015

Quelques bonnes adresses sur le net pour découvrir l'Alsace

Parce-que je n'alimente ce blog que petit à petit,
parce-qu'il existe beaucoup de professionnels et de passionnés dont le travail mérite d'être reconnu,
parce-que plusieurs avis valent mieux qu'un,
parce-que l'on s'enrichit toujours au contact des autres,

voilà les liens vers quelques sites présentant l'Alsace et ses curiosités... :)

- Une vue générale du tourisme en Alsace? C'est par !

- Visiter Strasbourg et plein d'autres endroits avec une guide-conférencière diplômée?
   A. Huguenotte propose des visites aux thèmes attrayants et variés et s'adapte aisément à son public.
  Son site internet est un voyage à lui tout seul!

-Une envie de se dépenser et d'apaiser la soif de paysages grandioses dans les Vosges alsaciennes? "Rando en Alsace" propose de petits circuits de balade dans tout le massif vosgien.

-1 kilomètre à pied, ça use, ça use, 1 kilomètre à pied, ça use les souliers!... surtout les plus petits!
Pour des sorties en famille, le superbe site de parents qui recensent beaucoup de buts de sortie, leur point fort étant de tester les balades et d'en faire une analyse détaillée (temps nécessaire, difficulté selon l'âge des enfants, risques et recommandations, ...), je recommande l'Alsace des petits!

-Amoureux des vins et du vignoble? Le site de la Route des Vins (aspect touristique et viticole) ou celui des Vins d'Alsace (plus axé sur les vins)!

-Un blog haut en couleurs pour connaître des personnalités originales et atypiques en Alsace: c'est sur Rock'n'Art of Elsass!

... et vous, connaissez-vous des sites sympas? (hormis la pléiade des offices de tourisme spécialisés par commune)

dimanche 4 janvier 2015

En route pour une nouvelle année!


Ceux qui suivent la page Facebook de ce blog ont pu suivre le calendrier de l'Avent qui vous faisait faire un tour des marchés de Noël en Alsace et dans les environs. Les multiples projets et articles programmés et entamés n'ont pas pu voir le jour pour de multiples raisons... 
Ma résolution pour cette nouvelle année: mieux m'organiser et gérer ce blog de manière plus efficace!

Pour cette raison, il restera en hibernation jusqu'au 25 janvier, afin de me consacrer à d'autres projets et de pouvoir revenir et gérer ce blog avec une certaine continuité.

J'espère en tout cas que vous avez passé de belles fêtes avec ceux que vous aimez et je vous souhaite une

Très bonne année 2015!


mercredi 26 novembre 2014

Enquête (anonyme!) ouverte jusqu'au samedi 29 novembre!

J'ai créé ce rapide sondage pour connaître vos pâtisseries de Noël préférées: c'est par ici!

N'oubliez pas de cliquer sur le bouton bleu "Submit" pour enregistrer votre participation! 
Le sondage devrait vous prendre moins de 2 minutes et vous pouvez tout de suite consulter les résultats en cliquant à la fin sur "See previous responses"! 


Merci à vous :-)


(et promis, dès que je vois comment configurer Google Doc en alsacien pour mes sondages, j'abandonne l'anglais ;-))

mardi 25 novembre 2014

Un haut-lieu de la littérature rhénane: la Bibliothèque Humaniste de Sélestat


Une fois n'est pas coutume, j'évoquerai un lieu qui n'existe plus, ou du moins plus sous cette forme. Je tenais pourtant à saluer le charme de cet endroit qui réouvrira sous une nouvelle forme fin 2016. Cet article présente donc l'ancienne bibliothèque de Sélestat:


C'est dans l'ancienne Halle aux Blés, en plein cœur de Sélestat, qu'était installée la Bibliothèque Humaniste. Cette collection de livres anciens, dont de nombreux incunables (livres imprimés avant 1501), rassemble les ouvrages de l’École Latine de Sélestat, ainsi que ceux de Beatus Rhenanus, un humaniste ami d'Erasme de Rotterdam, qui a légué à sa ville natale ses 670 volumes, lesquels regroupent sous une même couverture plusieurs œuvres. Cette grande quantité d'ouvrages, ainsi que le fait qu'ils n'aient pas été dispersés à la mort de leur propriétaire représentent un cas unique et nous livrent de nombreuses informations sur la formation intellectuelle de cet humaniste et sur ce qui intéressait la société d'alors.
A ce titre, ce fond a été inscrit en 2011 au registre de la Mémoire du Monde de l'Unesco. Il comporte notamment l'ouvrage le plus ancien en Alsace, qui date du VIIe siècle, ainsi que les premiers livres imprimés en Alsace par le contemporain de Gutemberg: Jean Mentel (cf. buste ci-dessus).
Cette collection déjà prestigieuse est encore complétée par les volumes de l’École Latine de très grande renommée dans tout le Saint Empire Roman Germanique, cette école ayant formé la plupart des humanistes alsaciens.
La Bibliothèque Humaniste est aussi célèbre pour avoir en sa possession le livre qui nomme pour la première fois en 1507 le Nouveau Monde comme étant l'"Amérique" d'après le nom du navigateur florentin Amerigo Vespucci.

En tant qu'amoureuse des livres, j'ai adoré visiter ce lieu non dépourvu d'une certaine majesté, admirer la finesse de ces pages vénérables dans leur présentoir, ainsi que les outils de presse et de reliure exposés. Lors de ma dernière visite, il avait également été possible d'admirer le travail délicat et patient d'une restauratrice d'ouvrages anciens. L'accueil y fut en outre comme toujours très chaleureux et généreux en explications. L'attente va donc être longue jusqu'à la réouverture de la Bibliothèque dans ses nouveaux murs!

Ressources diverses:
- la page des Amis de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat, l'association qui entretient et fait vivre la Bibliothèque au travers d'exposés, de colloques, d'éditions de documents, de l'organisation de la restauration d'ouvrages, etc.
- la page Facebook de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat qui est toujours active malgré sa fermeture!
- le site de la ville de Sélestat avec des informations sur la nouvelle Bibliothèque Humaniste.
- la page Wikipedia de la bibliothèque avec d'autres photos de l'ancienne Bibliothèque Humaniste.
- un article (avec vidéo) de France 3 Alsace sur la fermeture de la Bibliothèque Humaniste.
- la page de Tourisme-Alsace qui présente au cours d'une vidéo la Bibliothèque Humaniste (contrairement à ce qui est indiqué sur cette page, non, il n'est pas possible actuellement de visiter la Bibliothèque).

dimanche 23 novembre 2014

Une forêt enchantée en Centre-Alsace


A peine quelques minutes de la ville de Sélestat se trouve un lieu propice à moult balades enchanteresses. Il suffit de prendre la route vers Marckolsheim et de suivre la direction de la "chapelle du chêne" (c'est sur votre droite en quittant Sélestat). Il est possible de se garer au bord de la départementale, à un espace le long du chemin, ou au plus loin au niveau de la chapelle du chêne. A partir de la chapelle du chêne, j'ai fait un tour dans la forêt durant 2h-2h30. 

Où est le crapaud?

Oui, cela peut paraître long pour une balade forestière, oui des forêts on en a un peu partout, pourquoi l'Illwald alors? L'Illwald ("forêt de l'Ill") est une Réserve régionale depuis 1995 (également membre du réseau Natura 2000) et s'étend à l'est de la ville de Sélestat qui possède la majorité des terres qui forment cette réserve. Situé dans le Ried, cet ensemble de forêt, prairies humides et enchevêtrement de rivières évolue fortement au fil des saisons, notamment en étant inondé en hiver, car c'est là que la nappe phréatique remonte et transforme les prairies en de vastes miroirs pour les Vosges. En somme, les particularités de cet espace en font un réservoir foisonnant d'espèces variées tant dans la flore que dans la faune qui intéressent les scientifiques au plus haut point.



Les visiteurs y viennent, quant à eux, pour la quiétude du lieu, pour la variété des paysages (en quelques minutes, l'on traverse différents types de forêts, c'est assez surprenant) mais aussi pour vivre une aventure: les chemins sont aisément accessibles, mais ce ne sont pas des autoroutes...!; il faut suivre les sigles pour trouver son chemin; et il y a une passerelle mouvante (cf. ci-dessous: deux planches qu'emprunte une personne à la fois)...
Je ne peux pas résumer la beauté de cette promenade en quelques mots. Les photos de l'article tentent de vous faire partager mon ressenti: la grandeur de certains arbres, la part de mystère de certains lieux, le romantisme d'un chemin au bord de l'eau, la douceur d'une allée ombragée... Et l'agréable sensation de ne pas pouvoir prévoir ce que l'on va voir: on se laisse surprendre à chaque tournant de chemin... Cette balade ne se raconte donc guère, mais se vit, comme un conte...


Pour avoir plus d'informations scientifiques: c'est le site de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) et le site de la ville de Sélestat avec une vidéo à l'appui qui vous renseigneront.
Un fichier pdf avec la proposition de balade que j'ai faite: carte et infos sur les lieux. D'autres balades sont possibles. Une partie des chemins est ouverte aux cycles ainsi qu'aux chevaux.

dimanche 16 novembre 2014

Centenaire du début de la 1ère Guerre Mondiale: le site du Hartmannswillerkopf


Le site du Hartmannswillerkopf fut le théâtre de sanglantes batailles en 1915 où tombèrent 25 000 hommes. Ces champs de bataille ne sont pas restés aussi célèbres que ceux des batailles de la Marne, de Verdun ou de la Somme, mais ils ont laissé de profondes traces en raison de la rudesse des combats et des lieux. Dès 1921 ont été entrepris des travaux pour ouvrir le site dans un but de commémoration. Aujourd'hui, il s'agit de l'un des quatre monuments nationaux de la 1ère guerre mondiale: il comporte un monument cultuel souterrain (ci-dessus) où sont indiquées les différentes unités qui se sont succédées sur le champ de bataille, avec des autels catholique, protestant et juif, et une grande plaque mémorielle en l'honneur de la patrie. Ce monument est surmonté d'un autel en plein air (ci-dessous) orné des blasons des villes donatrices et d'où l'on a une belle vue sur la plaine d'Alsace. L'intérêt de l'Hartmannswillerkopf était son point d'observation exceptionnel sur la plaine du sud de l'Alsace.

A partir de ce mémorial, l'on descend la pente le long du cimetière national pour arriver à l'entrée des champs de bataille que l'on peut découvrir grâce à différents sentiers (très bien signalisés) mis en place et entretenus par une association de bénévoles apparentée au Club Vosgien, les "Amis du Hartmannswillerkopf". Pour visiter l'ensemble du site (dans l'ensemble très aisément accessible), il faut bien compter 2h30-3h.


La visite des champs de bataille se fait sous forme de boucle et débute (et finit) comme une agréable balade en montagne. Différents abris et petits monuments y sont à découvrir, ainsi que des éléments de flore (expliqués grâce à des panneaux nouvellement installés). C'est presque au sommet de la montagne (que vous voyez ci-dessus et dont le panorama se trouve ci-dessous) que l'on peut voir les tranchées françaises et allemandes que les troupes ne cessaient de se disputer, à quelques mètres seulement les unes des autres. Une partie de ces tranchées peut être visitée (avec des passages souterrains, plus ou moins faciles d'accès). La grande croix, illuminée tous les soirs depuis 1936, se veut un vecteur de paix et se dresse au milieu des tranchées,; non loin de là se trouve également le monument des "Diables Rouges", surnom donné par les Allemands au 152e régiment d'infanterie français. Au bout des sentiers, l'on arrive au monument du HWK qui fait face à la plaine d'Alsace, superbe.

Cette visite, riche en émotion, est un symbole de la réconciliation franco-allemande, encore renforcé depuis la cérémonie de commémoration du centenaire de la Grande Guerre avec François Hollande et Joachim Gauck (le président de la République fédérale allemande) le 3 août 2014.


Pour en savoir plus:
- le site des "Amis du Hartmannswillerkopf" (AHWK), l'association qui restaure le site.
- la page web de la mission du Centenaire chargée de l'organisation du programme commémoratif du centenaire de la 1ère guerre mondiale.
- la présentation des Chemins de Mémoire, rassemblant des explications sur la 1ère Guerre Mondiale et recensant des sites importants.
- la page Wikipedia du site du Hartmannswillerkopf et la page Wikipedia de la Bataille du Hartmannswillerkopf.
- le film "HWK, la mangeuse d'hommes" de Daniel Ziegler de 2004

mercredi 29 octobre 2014

L'Alsace et la réforme des régions

Ce blog n'est pas voué à dispenser mes opinions relevant du domaine politique, mais les derniers sursauts dans l'évolution de la réforme des régions me hérissent le poil. J'aime ma région, certes. J'aime aussi beaucoup les régions Champagne-Ardennes et Lorraine pour leurs paysages (les horizons aux collines douces en Champagne, les grands champs vallonnés en Lorraine et les impressionnantes forêts ardennaises), leur gastronomie (galettes au sucre, madeleines et champagne) et leurs habitants.
Préserver la culture alsacienne de son déclin me tient également à cœur. Elle est particulière, elle n'est pas allemande comme le soutiennent beaucoup. Nous avons beaucoup en commun avec nos voisins badois (au niveau du dialecte qui évolue en parallèle du nord au sud de part et d'autres du Rhin, au niveau de la gastronomie aussi), mais la culture alsacienne a ceci de particulier d'être le mariage réussi entre la culture allemande et la culture française. Elle est le fruit d'un mélange des deux et un mélange est en cuisine comme ailleurs, fragile. Toujours est-il qu'il n'est pas question dans la réforme et dans ma réaction ci-dessous de brandir la préservation d'une Alsace seule en raison de notre culture particulière, quoique cela serait justifié, mais de réfléchir à l'intérêt économique de ce redécoupage territorial (puisque tel est le prétexte du redécoupage des régions: réduire le nombre d'instances et d'employés et renforcer le poids économique des différentes régions).
Petit billet d'humeur...


"Je me suis engagé auprès des élus de montagne, des élus des territoires ruraux, à adapter la réforme territoriale aux spécificités de leur territoire [...] Le premier objectif de cette réforme, c'est de renforcer tous les territoires." (M. Valls dans son discours face au Sénat le 28/10/14).

Je comprends que le gouvernement français, dans son essence même de représentant de la République héritière de la Révolution française ne reconnaissant qu'un seul et unique et indivisible peuple français, ne daigne pas reconnaître une exception culturelle; mais comment peut-il prononcer les termes ci-dessus et accepter la fusion de l'Alsace avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne?

La Lorraine nous est voisine et nous partageons des pages d'histoire avec la Moselle (lequel département développe également son économie par une politique transfrontalière avec l'Allemagne (principalement) et avec le Luxembourg): que l'on ait pensé à nous fusionner avec elle, cela peut se comprendre. (et puis moi j'aime bien leurs mirabelles et leur quiche).

L'économie alsacienne repose très fortement sur la coopération avec l'Allemagne (principalement) et la Suisse. Pensons tout simplement au nombre appréciable de travailleurs transfrontaliers qui travaillent hors d'Alsace et n'ont de ce fait pas besoin de trouver un travail en Alsace. Sans cela nos taux de chômage seraient sensiblement plus élevés et le pouvoir d'achat de nombre de foyers plus bas.

En Champagne et dans une partie des Ardennes, nous avons également des éléments transfrontaliers: énormément de gens vivent dans cette région rurale et travaillent à Paris, et la situation économique désastreuse des Ardennes poussent une partie de sa population à se tourner vers la Belgique pour des éléments vitaux: par exemple faire les courses (comme les Alsaciens qui remplissent le DM, et autres ALDI et LIDL de Breisach ou de Kehl le samedi par exemple :)), ou aller à l'hôpital (oui, la région étant sinistrée au nord, les restrictions budgétaires ont affecté les services médicaux, ce qui ne plaît guère aux Belges soit dit en passant, car leurs propres conditions s'en trouvent dégradées: urgences surchargées, carnets de rendez-vous des praticiens bien trop remplis par les voisins français, etc.).

Bref, l'Alsace, jusqu'à présent, était très petite, et économiquement puissante. Je ne compte pas le nombre de remarques sur cette région "bourgeoise" (les belles maisons, nos infrastructures modernes et bien entretenues, blablabla). La région attire les entreprises et fait penser à l'Allemagne de par son architecture, sa gastronomie, sa culture et son "art de vivre" (soyons positif...). Cela n'empêche pas d'avoir des espaces qui souffrent du fait de plans sociaux qui s'enchaînent... comme partout. Mais jusqu'à présent, la région a su se préserver et limiter la casse.

Comment cela sera-t-il encore possible lorsqu'il faudra gérer des espaces encore plus divers? Quand une partie aura besoin de coopération avec l'Allemagne/Suisse/Luxembourg/Belgique, quand une autre partie aura à cœur de ne pas subir de fracture avec Paris et quand on se retrouvera avec une Alsace qui a pour tradition de chercher une voie particulière (en raison d'un sentiment récurrent de ne pas être comprise par ses compatriotes...?), avec une Champagne puissante, altière et parisienne, avec les Ardennes qui subissent déjà la fracture économique, sociale et culturelle en étant juste avec la Champagne et avec la Lorraine qui se cherchera entre tous ces éléments divergents? La Champagne-Ardenne rencontre déjà des difficultés à elle seule, comment espérer une amélioration pour les Ardennes (je ne me fais guère de souci pour la Champagne je l'avoue) si on rajoute dans la balance la problématique de territoires situés à des centaines de kilomètres d'elle?
Pour la Champagne-Ardenne et la Lorraine, il y a certes une parenté dans la structure de ces régions au nord transfrontalières, au sud parisocentrées.
L'Alsace et la Lorraine ont quelques points communs, et sont du moins en lien sur certains grand projets (du TGV-Est pour ne citer que lui...)
Mais avec ces trois régions réunies, comment porter un projet commun?
Comment ne pas avoir peur que l'Alsace se retrouve en situation de frange, de cul-de-sac, bloquée dans son ouverture vers l'Europe?

Laissons l'Alsace seule: elle a déjà prouvé qu'elle a les reins économiquement, socialement et culturellement suffisamment solides pour suivre sa voie. Plutôt que d'en faire une région en situation de voiture-balai qui subira des décisions non adaptées à ses particularités et à ses besoins, qu'elle soit un pont vers les autres pays et qu'elle puisse en faire profiter les régions limitrophes.

Fusionner la Champagne-Ardenne et la Lorraine apportera de son côté peut-être plus d'équilibre à la représentation des différents territoires et de ce fait plus de poids et de dynamisme aux Ardennes en réduisant le dualisme Champagne/Ardennes.

dimanche 26 octobre 2014

Haut les coeurs au Hohlandsbourg!


Construit au XIIIème siècle sur ordre du prévôt de Colmar, le château du Hohlandsbourg était un élément clé du contrôle des routes du Centre-Alsace et est passé entre nombre de mains prestigieuses: celles des Ribeaupierre et des Habsbourg pour ne citer que ces familles. Lazare de Schwendi a considérablement renforcé ce qui fut son fief jusqu'à son déménagement au château de Kientzheim. Redoutable, le château a été détruit à l'issue de la guerre de Trente Ans. Laissé à l'état de ruines, ce château a attiré énormément de visiteurs à partir de la fin du XIXème siècle, qui étaient charmés par l'aspect romantique de ces pierres chargées d'histoire. Les visiteurs ont mené à une première association dédiée à la restauration du château. Les collectivités locales ont ensuite pris le relai et ont entrepris de débarrasser les ruines de la végétation qui les avait colonisées, de renforcer les éléments existants sans essayer de reconstruire ce dont on avait plus de trace, au contraire de la "restauration" du Haut-Koenigsbourg. Le dernier chantier qui a pris fin en 2013 a ajouté des infrastructures pour accueillir le public: billeterie-boutique, théâtre en plein air, espace d'exposition permanente (trouvailles sur le site et présentation du château) et d'exposition temporaire (différentes thématiques par rapport au Hohlandsbourg), brasserie dans des bâtiments préexistants.

Des activités thématiques proposent une découverte ludique du château et du Moyen-Âge aux enfants. Différentes visites guidées sont proposées tout au long de l'année, ainsi que des manifestations variées. Grands et moins grands savoureront de faire le tour du chemin de ronde d'où on peut apercevoir par temps clair la flèche de la cathédrale de Strasbourg (située à 70km du château) ou le Mont de la Jungfrau en Suisse. Le château, de par ses infrastructures et ses propositions d'animation, peut être loué pour des soirées privées ou pour des conférences et séminaires.
Situé à 620m d'altitude, le Hohlandsbourg est également un agréable but de balade, la plus courte étant de faire le tour du château, au pied des murailles, ce qui prend 15 minutes environ.



Pour préparer votre visite:
- la page officielle du château du Hohlandsbourg

Attention! Le château est fermé à partir du 9 novembre 2014 et rouvrira ses portes au printemps 2015.
La route d'accès au château est fermé aux véhicules de la mi-novembre à la mi-mars.

Kaysersberg, son charme impérial et intimiste

Quelques maisons et ruelles de Kaysersberg sur les rives de la Weiss et au pied du Schlossberg
C'est le petit-fils de l'Empereur Frédéric Barberousse qui est à l'origine de la fondation de la ville au début du XIIIème siècle et qui a donné à la localité le nom de "Montagne de l'Empereur". La ville se développe rapidement, devient Ville d'Empire (c'est-à-dire qu'elle dépend directement de l'Empereur) et rejoint la Décapole qui rassemble 10 Villes d'Empire (comme Colmar, Mulhouse, Turckheim, Sélestat ou Obernai) qui ont formé une alliance et se promettent une entraide militaire et financière. Lorsque Lazare de Schwendi rapporte quelques plants de vigne de Tokaj (en Hongrie) où il a combattu, il offre à la ville le cépage qui en fera une grande cité viticole. La ville est également un haut-lieu de l'industrie textile au XIXème siècle et a eu la chance de voir ses bâtiments historiques globalement préservés malgré les rudes combats de Libération à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. L'Office de tourisme propose différents moyens de les découvrir au fil de l'année.

J'aime beaucoup cette ville pour la richesse de son architecture et son côté intimiste. Il y est parfois encore possible de s'y promener sans connaître l'affluence folle des touristes et d'y faire sans cesse de nouvelles découvertes au fil des ruelles visitées... La ville n'est pas aussi touristique que ses cousines Riquewihr ou Eguisheim, ce qui lui donne un aspect plus authentique, encore accentué par la présence de nombreux artisans dont vous pouvez admirer les œuvres.

Le moment de rêve pour visiter Kaysersberg outre l'été ensoleillé? L'Avent! Durant les quatre weekends précédant Noël, la ville accueille dans un petit marché blotti au pied de l'église de nombreux artisans. L'ambiance y est féérique et vous y trouverez des présents uniques et originaux. Pour pouvoir en profiter sans subir les problèmes de parking, il est possible d'emprunter une navette (départ toutes les 30 minutes) au départ de Colmar. Ce marché (mon préféré en Alsace!) vaut vraiment le détour!


Superbes maisons à colombages à Kaysersberg et l'église Sainte-Croix

Kaysersberg a vu plusieurs de ses enfants devenir reconnus dans le domaine sportif (cyclisme, basketball, bobsleigh aux niveaux national et mondial) ou culturel. Le plus connu est le prix Nobel de la Paix 1952 Albert Schweitzer à qui est dédié un musée dans sa maison natale. Jean Geiler était un docteur en théologie et prédicateur célèbre au XVIème siècle, et la source est loin d'être tarie.

A ne pas rater!: la montée vers le Schlossberg (qui part du parking derrière l'Hôtel de Ville) à travers les vignes, d'où vous avez une très belle vue sur la ville et les alentours.

Pour avoir plus d'info sur la ville de Kaysersberg:
- le site de la ville (présentation de la ville, des institutions, du quotidien, des infrastructures, etc.)
- le site de l'office de tourisme de Kaysersberg
- la page Wikipedia de Kaysersberg
- le site Noël à Kaysersberg, une visite à ne pas manquer avant Noël!